Actes de la Journée d’études du 10 Mars 2011

MÉMOIRE ORALE ET TÉMOIGNAGES

Professionnalisation et Formation des Éducateurs

dans la région stéphanoise dans les années 1965- 1972

Cette journée est une nouvelle ponctuation dans notre contribution à l’histoire de l’éducation spécialisée dans l’action sociale de notre région. Notre souci est de faire connaitre, susciter, initier ou  participer aux initiatives, projets, manifestations, travaux de recherche permettant de produire une connaissance de l’histoire de notre secteur.

Le témoignage oral n’a acquis sa légitimité comme outil pour l’historien que récemment, dans la deuxième moitié du XXème siècle, d’une part dans le compagnonnage avec les sciences sociales (sociologie, science politique ) et de l’intérêt porté à la parole des acteurs et des communautés, en particulier celles qui n’ont pas de production écrite, d’autre part après le cataclysme de la guerre de 1945, après la solution finale, la figure du témoin a pris une autre dimension : parole de survivants, tentative de penser l’impensable, conjuration « plus jamais ça ». La vague patrimoniale des années 1980 a vu se développer les militants des archives orales  et l’avènement d’une littérature du témoignage. Les medias se sont emparées de cette attente, ont banalisé l’utilisation du témoignage, rabattant souvent l’énoncé sur l’énonciation, laissant croire à la valeur de preuve du moindre témoignage etc.

Mais, à travers tous ces aléas la notion de mémoire orale a gagné ses lettres de noblesse, faisant sa place dans une proximité avec le patrimoine culturel, linguistique et maintenant le patrimoine immatériel. Florence Descamps disait : « le grand changement de l’histoire orale, c’est le parti pris humaniste, à savoir la valeur de la parole de l’acteur, valeur doublement relative : le témoin et le chercheur – l’interviewer –et le transcripteur.

ACTES DE LA JOURNÉE  :MÉMOIRE ORALE ET TÉMOIGNAGES 2007

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